Mapping : jeunes et la solidarité internationale
Votre organisation travaille avec des jeunes dans le domaine de la solidarité internationale ?
Aujourd’hui, les jeunes souhaitent s’engager et faire la différence pour plus de justice, de solidarité et un avenir durable. BeGlobal invite les organisations qui travaillent avec des jeunes de 16 à 35 ans autour de la solidarité internationale à rendre leur actions visible et à partager leurs expériences à travers une cartographie. Vous voulez participer ?
Pourquoi un panorama?
Les jeunes d’aujourd’hui grandissent dans un monde en pleine mutation, confronté à de grands défis sociétaux tels que la polarisation, le changement climatique, l’augmentation des inégalités sociales, les tensions géopolitiques et la transformation numérique. En parallèle, ils montrent une forte volonté de s’engager et de contribuer à un changement positif.
Cet engagement se développe souvent en dehors du cadre scolaire, dans ce que l’on appelle l’éducation non formelle. Pensons notamment aux organisations de jeunesse, aux associations socioculturelles, aux organisations de la diaspora, aux initiatives sportives et culturelles, aux ONG et OSC ainsi qu’aux initiatives et réseaux locaux de jeunes. Ces acteurs jouent un rôle essentiel : ils rencontrent les jeunes là où ils sont, de manière accessible, ancrée dans leur réalité quotidienne et proche de leurs besoins.
À notre connaissance, il n’existe pas aujourd’hui de vue d’ensemble actuelle et complète des acteurs qui touchent les jeunes, de la manière dont ils le font et de la façon dont ils abordent les thématiques mondiales et la solidarité internationale.
C’est là que BeGlobal souhaite agir. Cette cartographie permet de rassembler les enseignements issus du terrain et contribue à mieux aligner les politiques en matière d’engagement des jeunes, d’éducation à la citoyenneté mondiale et de solidarité internationale en Belgique.
Le mapping : de quoi s'agit-il ?
BeGlobal réalise une cartographie des organisations, collectifs et initiatives qui, dans le cadre de l’éducation non formelle, travaillent avec des jeunes de 16 à 35 ans autour de la citoyenneté mondiale et/ou de la solidarité internationale.
Cette cartographie vise à identifier :
- qui sont ces acteurs ;
- comment ils travaillent (explicitement ou implicitement) autour de la solidarité internationale et de la citoyenneté mondiale ;
- comment ils sensibilisent et mobilisent les jeunes autour des enjeux mondiaux ;
- quels jeunes sont atteints (et lesquels ne le sont pas) ;
- quelles formes d’engagement et quelles méthodes sont utilisées;
- quelles tendances, besoins et opportunités les organisations rencontrent dans leur pratique.
À qui s'adresse le mapping ?
Le mapping s’adresse à tous ceux et celles qui travaillent avec des jeunes de 16 à 35 ans autour de la citoyenneté mondiale et/ou de la solidarité internationale, dans toutes les régions de Belgique, par exemple :
- Organisations de jeunesse
- ONG et organisations de la société civile
- Organisations de la diaspora
- Organisations socioculturelles
- Organisations sportives et culturelles
- Médias
- Organisations privées ou fondations
- Autorités locales, régionales et internationales
Comment participer ?
Vous pouvez contribuer de deux manières : via une enquête en ligne ou un entretien (approfondi) en ligne.
L’enquête en ligne dure environ 10 minutes et permet d’obtenir une vue claire de votre fonctionnement, de vos pratiques et des jeunes que vous touchez.
L’entretien en ligne dure maximum 1 heure et approfondit les défis, besoins, opportunités et bonnes pratiques. Après inscription, nous vous contacterons afin de fixer un moment en février 2026.
Vous connaissez d’autres organisations ou personnes souhaitant contribuer collectivement ? Nous examinons également la possibilité d’organiser un groupe de discussion.
Participez jusqu’au 13 février 2026 !
Avez-vous encore des questions ?
Vous avez des questions ou vous vous demandez si cette recherche est pertinente pour votre organisation ? N’hésitez pas à nous contacter via mapping@enabel.be.
Programme Journée d'Inspiration 2026
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Journée d'inspiration 2026
Programme & Déroulement de la journée
Enseigner à la hauteur des enjeux mondiaux : entre neutralité et engagement
Le 10 avril 2026 à Namur, rejoignez des enseignant·es du primaire et du secondaire, et des acteur·ices de l’éducation pour une journée de réflexion, de rencontres et d’échanges, organisée par BeGlobal, AJILE asbl, les CÉMÉA et le CNCD-11.11.11.
Et si la neutralité n’était pas l’absence de prise de position, mais une posture éducative exigeante et éclairée ?
Découvrez le programme complet de la journée d’inspiration 2026 ci-dessous.
Déroulement de la journée
9h00 – 9h15 | Accueil des participant·es : un moment pour se rencontrer
9h15 – 9h30 | Présentation de la journée : objectifs et déroulé
9h30 – 10h45 | Conférence d’ouverture : « La neutralité, l’engagement et la posture éducative » – Nadine Plateau et Florence Hainaut
10h45 – 11h | Pause
11h – 12h45 | Ateliers thématiques : premier round
12h45 – 13h45 | Repas et Forum d’outils pédagogiques
13h45 – 15h30 | Ateliers thématiques : deuxième round
15h30 – 16h | Clôture et évaluation collective : un moment de synthèse et d’échange
Contenu de la journée
Conférence d’ouverture : "La neutralité, l’engagement et la posture éducative”.
Intervenantes Nadine Plateau et Florence Hainaut
« Dans un dialogue inter-générationnel entre une enseignante et une journaliste, toutes deux engagées dans diverses causes à titre personnel ou professionnel, cette conférence vous invite à croiser les approches de la notion de « neutralité ». Que signifie « être neutre » quand on traite une information médiatique ou que l’on transmet un savoir dans une classe ? La neutralité journalistique et/ou éducative est-elle possible ? Souhaitable ? Comment les journalistes et les enseignant·e·s peuvent-ils·elles garantir une rigueur éthique face à l’information, tout en ayant des convictions et des valeurs personnelles ? Peut-on être enseignant·e ou journaliste… et militant·e ? Et avec quelles attentes et quelles réactions des collègues ou de la hiérarchie ? Quelles balises se donner, afin de permettre à chacun·e (au sein d’un public, d’une audience, d’une classe ou d’un groupe) d’exercer son esprit critique et de mobiliser son libre arbitre ? Y a-t-il des sujets à éviter ou peut-on se sentir libre de tout aborder ?
À travers leurs témoignages, expériences et analyses, mais également au regard des textes légaux, comme le décret « Neutralité » de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les deux intervenantes tenteront de répondre à ces questions, essentielles pour tout·e professionnel·le de l’éducation. »

Florence Hainaut est journaliste et réalisatrice, spécialisée dans les questions de genre.
Elle a longtemps travaillé comme journaliste à la RTBF (La Première, Pure FM, On n’est pas des pigeons, Les Décodeurs). Aujourd’hui freelance, Florence s’exprime régulièrement sur le sujet du cyberharcèlement misogyne lors de conférences, dans des écoles, des universités ou devant le Parlement européen, le personnel de l’ONU et les Fédérations de journalistes. En 2021, elle co-réalise #SalePute, un documentaire sur le sujet. En 2024, elle publie « Cyberharcelée : 10 pistes pour comprendre et lutter » aux Editions De Boeck Supérieur.

Enseignante, féministe et militante, Nadine Plateau est active dans les mouvements de femmes depuis les années septante. Du combat pour le droit à l’avortement et à la contraception, à l’égalité entre les genres dans tout le système éducatif, ses engagements sont multiples.
Nadine Plateau a co-fondé la première maison des femmes à Bruxelles en 1975 et sa revue Chronique féministe. Elle fait partie des féministes issues des mondes associatif et universitaire qui ont créé “Sophia” le réseau bi-communautaire de promotion des études féministes en Belgique en 1989, et y coordonne le groupe de travail “Genre et Enseignement supérieur non-universitaire ». Elle est aussi membre du Conseil consultatif Droits des femmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
À côté de ses travaux et combats pour les femmes et dans l’enseignement, Nadine s’investie également dans des activités liées à la création artistique, notamment au cinéma. Elle a co-fondé le festival “Elles tournent” (festival de fim de femmes) et le prix Cinégalité récompensant un film de fin d’étude proposant une vision non-stéréotypée du genre.
Description des ateliers
Chaque participant·e pourra suivre deux ateliers sur la journée : un le matin et un l’après-midi.
Chaque atelier comportera :
- Un apport théorique et pratique avec une association qui travaille sur le sujet (éclairages théoriques et découvertes d’outils).
- Un temps de réflexion et d’échanges entre les participant·es pour repenser leurs postures et pratiques.
Éducation aux médias : désinformation et fake news

Que sont les fakes news ? Comment comprendre la notion de désinformation ? Quel rôle joue l’IA dans ces enjeux ? Comment tenir un discours pédagogique sur ces enjeux et où trouver des exemples concrets à mobiliser en classe ?
L’atelier propose d’explorer différentes approches critiques face aux fake news, désinformation et théories du complot. A travers l’exploration des notions théoriques (algorithmes, fact-checking…) et d’exemples concrets, l’atelier identifie des pistes pour reconnaitre les fake news et comprendre les logiques de désinformation. Les participant·es repartiront avec des activités prêtes à l’emploi et des activités transférables en classe venant du site Desinfo.education. Ce site web tient une vieille constante sur les approches pédagogiques à propos des fake news.
Atelier proposé par Média Animation Asbl, centre de ressource en éducation aux médias.
Décoloniser les savoirs à l'école

Cet atelier invite à questionner les savoirs transmis à l’école : qui les produit, d’où viennent-ils, quelles voix sont valorisées et selon quelles perspectives ?
Les participant·es interrogeront les cadres de référence dominants et leurs effets sur les représentations et parcours des jeunes. L’atelier s’appuie sur des situations concrètes du milieu scolaire et propose des clés de compréhension, des outils pédagogiques et un temps d’échange d’expériences.
Atelier proposé par le Collectif mémoire coloniale et lutte contre les discriminations (CMCLD).
Controverses et propos d'extrême droite : quelle posture adopter devant les jeunes ?

L’extrême droitisation de la société a un impact sur les discours de plus en plus décomplexés. Immigration, chômage, genre, … ces thématiques sont de plus en plus difficiles à aborder devant les jeunes. Pourtant, ce sont bien des droits humains et des valeurs qui fondent notre démocratie dont il est question.
Que contiennent ces discours d’extrême droite (en termes d’idées et de valeurs)? Qui en sont les cibles ? Comment y faire face dans un cadre scolaire ? Voici un atelier pour échanger, découvrir des outils (tels que « Décode ! ») et réfléchir aux postures à adopter en tant qu’enseignant·e et/ou pédagogue.
Atelier proposé par La Cible Asbl, association de sensibilisation, lutte et prévention contre les idées de l’extrême-droite.
L'art de questionner

Au cours de cet atelier de philosophie pratique qui se veut interactif, les participant·es apprendront à poser des questions pour développer l’esprit critique des jeunes, à questionner les opinions de leur interlocuteur·rice, à relever les idées, les arguments et les hypothèses qui les sous-tendent, à les comprendre, les soutenir et à les critiquer avec audace et respect, comme le faisait Socrate.
Cet atelier a pour objectif de vous outiller pour établir une culture de compréhension mutuelle, de nuance et dialogue afin d’oser aborder des sujets complexes et controversés en classe.
Atelier proposé par Kristof Van Rosem, philosophe et formateur.
Engagement & approches pédagogiques (re)politisées

Cet atelier propose de faire un détour par différentes formes d’engagement individuelles ou collectives et des stratégies d’action qui visent des changements sociétaux, la défense d’acquis sociaux, notamment en termes de droits humains. Quelle place donner à des réflexions sur la nécessite de valoriser l’engagement collectif dans les approches pédagogiques des enseignant·es ou pédagogues ?
Dans un monde marqué par l’augmentation des inégalités et les rapports de domination, quel rôle et quelle posture politico-pédagogique adopter en classe ? Sous forme de débats-mouvants, d’échanges et de présentations d’outils pédagogiques, tel que notre outil sur l’engagement « Dézobey », nous réfléchirons à ces questions ensemble.
Atelier proposé par Quinoa, ONG d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire.
Quand la question du genre s'invite à l'école

Le genre touche à quelque chose d’intime et peut vite nous questionner et nous désemparer quand il surgit en classe : cela concerne-t-il les missions de l’école ou cela relève-t-il du domaine privé ? Comment être neutre quand on touche à l’intime ? Il peut alors sembler préférable de ne pas l’aborder.
Or, il existe un danger à ne pas travailler ces questions au nom de la neutralité, car cela nierait l’existence de dominations structurelles. Informer, n’est-elle pas l’une des principales missions de l’école ? Cet atelier propose d’explorer ce qui se cache derrière les tensions et les controverses que ce sujet soulève, voir ce que nous pouvons en apprendre, et découvrir des outils pédagogiques sur la thématique du genre
Atelier proposé par le planning familial, “le Blé en herbe”.
Pourquoi participer ?
- Développer une meilleure compréhension du concept de neutralité et comment parler d’engagement dans la société actuelle.
- Échanger avec des pédagogues et des enseignant·es sur des approches pédagogiques transformatrices.
- Réfléchir à votre posture pédagogique et identifier des leviers pour agir dans votre structure et dans votre réalité.
- Être mieux outillé pour aborder des sujets sensibles et controversés avec des jeunes.
Inscription :
Le programme de la journée vous a convaincu·es ? Nous serons heureux de vous y voir !
La participation est gratuite, mais l’inscription est obligatoire.
La formation est reconnue par l’IFPC, avec attestation de participation..
Ne manquez pas cette journée unique pour réfléchir, échanger et agir ensemble afin de faire de l’école un véritable levier de transformation sociale et écologique.
Quand ?
Le vendredi 10 avril 2026, de 9h à 16h.
Où ?
Centre l’ILON
Rue des Tanneries, 1
5000 Namur
Rue des Tanneries, 1
5000 Namur
Projet pilote à Rochefort-Jemelle sur l’ECM dans l’enseignement qualifiant
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Les Jeunes de Rochefort-Jemelle partent à l’exploration de la souveraineté alimentaire
Introduction
Sans l’esprit critique et la conscience mondiale des jeunes d’aujourd’hui, il sera difficile de construire un futur juste et équitable pour tous. BeGlobal cherche à équiper les jeunes avec les outils et les connaissances nécessaires pour devenir des citoyens conscients et engagés, capables et enthousiastes de participer activement dans leurs communautés. Le renforcement de l’Éducation à la Citoyenneté Mondiale (ECM) dans l’enseignement est une des initiatives pertinentes dans le cadre de cette mission. Comme l’avait constaté l’étude réalisée par nos partenaires de l’UCLL, les élèves de l’enseignement qualifiant constituent souvent un public négligé par les projets d’ECM.
En coopération avec Entraide & Fraternité (E&F), ONG de solidarité internationale, et l’Athénée Royal Rochefort-Jemelle, une école dans la province de Namur, BeGlobal a facilité un projet pilote pour le renforcement des compétences d’ECM chez les jeunes dans l’enseignement qualifiant.
Objectifs du projet
Avec deux objectifs en tête, le projet pilote a cherché à :
- Adapter le matériel pédagogique afin de susciter l’intérêt des élèves de l’enseignement qualifiant, et à ;
- Amener les jeunes de l’enseignement qualifiant à devenir des citoyens responsables.
Trois indicateurs de succès ont été établis par E&F pour évaluer le progrès du deuxième objectif. Notamment :
- Les élèves sont devenus plus curieux suite au projet ;
- Les élèves envisagent d’autres perspectives d’avenir que ceux auxquels ils pensaient avant le début du projet;
- Les élèves sentent un renforcement de leur confiance en eux.
Le choix de la thématique s’est porté sur la transition écologique et juste. Plus précisément, le thème a été exploré à travers la question de la souveraineté alimentaire.
La méthode « Voir – Juger – Agir, » qui « constitue l’ADN de tous les projets menés par E&F » a été employée pour guider chaque session de formation pour les élèves, au long du projet. Cette méthode vise à former les individus à l’action sociale et à la transformation du monde en partant de leur vécu et en les impliquant activement dans leur propre formation.
Déroulé du projet
Le projet a eu lieu de février jusqu’à mai 2025, en six rencontres avec les élèves sélectionnés pour cette initiative. Les jeunes, entre la 4ième et la 6ième secondaire étaient tous issus de spécialisations différentes : vente, puéricultrice, maçonnerie, informatique et agent d’éducation.
Le projet, mené par E&F, a alterné sessions participatives en classe sur la thématique, réflexions individuelles, visites de terrain – notamment un chantier en éco-construction et une coopérative locale – mais également des moments de partage.
Cette approche multidimensionnelle a fait appel à différents styles d’apprentissage et a facilité la participation et l’engagement des élèves.


Par exemple, lors de la 4e rencontre, les élèves ont été encouragés à réfléchir au monde idéal dans lequel ils aimeraient vivre d’ici 10 à 15 ans. Cette activité s’est basée sur les piliers de changements d’une session précédente signifiant que les élèves avaient déjà acquis les connaissances et les ressources pour participer dans cette réflexion, qui a eu lieu en sous-groupes.
Suivant cet exercice, les jeunes ont visité un chantier d’éco-construction et une ferme agroécologique. Ces visites leur ont permis de rencontrer des gens qui ont réfléchi à leur monde idéal et qui le mettent réellement en œuvre.
Cette visite a été très percutante pour les jeunes. Les élèves de l’option maçonnerie ont même demandé à leurs professeurs de les y ramener après la fin du projet pilote, étant inspirés par cette rencontre et immersion.

Résultats
Les résultats du projet pilotes sont globalement très positifs. Afin d’évaluer l’impact sur les élèves, deux évaluations différentes ont été réalisées.
La première session d’évaluation était menée par un format d’auto-évaluation, la Prise de position dans l’espace. Celle-ci a été menée avec tout le groupe. Les élèves voyaient ainsi les réflexions de leurs camarades. Ce format d’auto-évaluation public a mené à un effet de groupe très prononcé. D’après cette session d’évaluation, un changement faible s’est manifesté en ce qui concerne la curiosité et le sentiment de confiance en soi parmi les jeunes, à la suite du projet.
La deuxième méthodologie d’évaluation a été utilisée en complément à la prise de position dans l’espace. Le « World Cafe » a donné la possibilité aux jeunes de débattre des sujets en petits groupes, répartis par thèmes. Chaque station de débat questionnait les élèves sur ce qu’ils ont pensé, fait ou comptent faire autrement après avoir participé au projet. Les résultats de cette évaluation ont été très positifs et ont permis de contredire plusieurs résultats de la Prise de position dans l’espace. Par exemple, « si aucun élève n’a indiqué se sentir plus curieux lors de la première évaluation, la majorité a indiqué avoir fait des recherches sur les réseaux sociaux concernant les thèmes abordés durant le projet (ce qu’ils ne faisaient pas avant). »
Dans l’ensemble, beaucoup d’élèves ont changé leurs habitudes dans leur vies personnelles ou conseillent leur famille et amis de changer d’habitudes de consommation et de rapports avec les personnes plus vulnérables. Plusieurs élèves ont indiqué vouloir partir en voyage humanitaire à la suite du projet, quelque chose que les jeunes n’envisageaient pas avant. Les professeurs et le psychologue de l’école ont observé des changements chez les jeunes liés à la confiance en soi et au développement d’une curiosité envers les thématiques ancrés dans l’ECM.



Conclusion
La réussite du projet peut être marquée par l’atteinte des deux objectifs fixés au départ, mais surtout par les effets positifs que le projet a eu sur les jeunes qui ont participé. La coopération mise en place entre BeGlobal, Entraide & Fraternité et l’Athénée Royal Rochefort-Jemelle a positivement pu influencer les jeunes dans le qualifiant, et a démontré que ce groupe ne devrait surtout pas être négligé lorsque des initiatives d’ECM sont développées pour former et aider la génération de demain en Belgique.
L’éducation à la citoyenneté mondiale dans l’enseignement qualifiant
Dans le cadre du projet « Education à la citoyenneté mondiale (ECM) dans l’enseignement qualifiant, » deux projets pilotes ont été lancés au cours de l’année scolaire 2024-2025.
Deux écoles, situées chacune de son coté de la frontière linguistique, ont développé et mis en œuvre un projet pilote d’ECM en collaboration avec des ONG. En Flandre, le KTA CLW Bruges a collaboré avec le consortium Djapo-Studio Globo. En Wallonie-Bruxelles, un projet pilote a également été mis sur pied : une collaboration entre l’Athénée Royal Rochefort-Jemelle et Entraide & Fraternité.
Vous souhaitez en savoir plus sur les deux projets pilotes ?
Les deux projets pilotes mettent en pratique les recommandations issues de l’étude de l’UCLL « ECM dans l’enseignement axé sur le marché du travail ».
Cliquez ici pour plus d'infos sur les projets pilote
Vous souhaitez en savoir plus sur l'étude ?
Le projet vise ainsi à contribuer à la mise en place de moyens concrets pour aborder l’éducation à la citoyenneté mondiale avec les jeunes issus de l’enseignement professionnel, afin de les motiver et de les sensibiliser à s’engager en faveur d’un monde plus juste et plus durable.
Cliquez ici pour plus d'infos sur l'étude
Référence
Enabel. (2025). Projet de renforcement de l’éducation à la citoyenneté mondiale dans l’enseignement qualifiant – 2024-2025. Rapport d’évaluation. Entraide & Fraternité en collaboration avec l’Athénée Royal Rochefort-Jemelle.
Vous souhaitez rester au courant ?
Contactez Paulien Caeyers via paulien.caeyers@enabel.be
Journée d'Inspiration
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Journée d'inspiration 2026
Enseigner à la hauteur des enjeux mondiaux : entre neutralité et engagement
Enseigner à la hauteur des enjeux mondiaux : entre neutralité et engagement
Et si la neutralité n’était pas l’absence de prise de position, mais une posture éducative exigeante et éclairée ?
Dans un monde traversé par des crises écologiques, sociales et démocratiques, l’école joue un rôle essentiel : celui de former des citoyen·nes critiques, engagés et solidaires.
La Journée d’inspiration 2026 propose une journée de rencontre et de formation pour les enseignant·es et acteur·rices de l’éducation. Elle vous invite à interroger votre posture professionnelle face à ces enjeux, à interroger le concept de neutralité, à explorer les tensions entre neutralité et engagement, et à découvrir des outils concrets et des pistes pour aborder en classe les thématiques sujets à controverses, les sujets sensibles, les débats sociétaux et les défis de la transition socio-écologique.
Au programme :
- Conférence inspirante sur la posture éducative et l’engagement
- Ateliers participatifs animés par des expert·es du secteur
- Forum d’outils pédagogiques pour enrichir vos pratiques
- Temps d’échange pour renforcer votre pouvoir d’agir en tant qu’enseignant·e
👉 Cette journée est une opportunité unique pour penser l’éducation autrement, expérimenter des pratiques innovantes, et co-construire une école vivante et engagée.
Déroulement :
9h – 9h15 | Accueil des participant·es
9h15 – 9h30 | Présentation de la journée
9h30 – 10h45 | Conférence d’ouverture
10h45 – 11h | Pause
11h – 12h45 | Ateliers thématiques
12h45 – 13h45 | Repas et forum d’outils pédagogiques
13h45 – 15h30 | Ateliers thématiques
15h30 – 16h | Clôture et évaluation collective
Infos pratiques
📅 Date : 10 avril 2026
📍 Lieu : Centre l’ILON – Rue des Tanneries, 1 – 5000 Namur
ATTESTATION :
La formation « Enseigner à la hauteur des enjeux mondiaux : entre neutralité et engagement » fait partie du programme des formations en interréseaux organisées par l’IFPC. Pour vous y inscrire, rendez-vous sur le site de l’IFPC : https://ifpc-fwb.be. Vous aurez besoin d’une clé d’inscription aux formations (C.I.F.) disponible auprès de votre direction. La référence du code consacré à cette formation porte le numéro « 110102510/57556 ».
Questions ?
Envoyez nous un message : beglobal@enabel.be.
Au plaisir de vous retrouver tous et toutes,
BeGlobal-Enabel, AJILE asbl, CNCD-11.11.11 et les CÉMÉA
Retour en images sur l’édition 2025:
Retour sur la Journée d’Inspiration 2025
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Retour sur la Journée d’Inspiration 2025 L’école au carrefour des inégalités et de la transition socio-écologique : des leviers d’action
📅 Vendredi 11 avril 2025 |📍 Namur |👥 80 enseignant·es et pédagogues rassemblé·es
La désormais traditionnelle journée d’inspiration a une fois de plus tenu ses promesses. Elle a réuni à Namur quelque 80 enseignant·es et acteur·rices de l’éducation, autour d’une question centrale : comment comprendre et transformer les rapports de domination qui structurent notre société, influencent l’école et les apprentissages ?
La journée s’est articulée en deux temps : une conférence introductive, puis une série d’ateliers thématiques mêlant analyses critiques, outils pédagogiques et partages d’expériences de terrain.
🎙 Une ouverture stimulante avec Françoise Vergès
La politologue et militante féministe décoloniale Françoise Vergès a donné le ton en interrogeant la manière dont on enseigne, plus encore que les contenus eux-mêmes.
- L’histoire coloniale figure dans les programmes, mais comment est-elle enseignée ?
- Comment éviter que les élèves ne portent seul·es le poids du passé ?
- Comment accompagner les jeunes à l’intersection de plusieurs dominations pour qu’ils et elles puissent faire face aux enjeux d’aujourd’hui et de demain ?
(L’enregistrement de la conférence vous sera bientôt dévoilé…)
🎯 Des ateliers pour creuser, questionner et agir
Quatre ateliers thématiques ont permis aux participant·es de s’approprier des outils, d’interroger leurs pratiques et de nourrir leur réflexion critique à partir de cas concrets.
L’atelier a exploré les différentes réalités genrées, tant personnelles que professionnelles, vécues par les 22 participant·es.
À partir d’une simple question — à quoi ressemble la cour de récré de votre école ? — les échanges ont permis de visibiliser les rapports de pouvoir genrés.
- Qui occupe le centre de la cour ?
- Qui reste à la périphérie ?
Ces observations donnent lieu à une remise en question de la posture « gender blind » :
« Nous ne sommes pas sexistes, nous traitons tout le monde de la même manière » — un raisonnement qui renforce en réalité les inégalités.
L’atelier a ainsi mis en évidence le rôle clé de l’école dans la construction et la déconstruction des stéréotypes de genre.
🟢 Inégalités environnementales
Animé par Marlène Feyereisen – Écotopie, Barbara Denil et Pauline Kevers (enseignantes)
L’atelier a invité les participant·es à réfléchir à leur propre rapport à l’environnement et à ce qui a façonné ce lien.
Deux outils pédagogiques bien connus — la fresque du climat et l’école du dehors — ont été analysés de manière critique, en mettant en lumière leurs atouts mais aussi les risques de dépolitisation de la crise écologique.
Marlène Feyereisen a apporté des éclairages issus de la recherche-action, en particulier autour de la typologie des postures enseignantes de Thomas Kelly (1986). Elle a souligné l’importance de passer d’une simple immersion dans la nature à une écocitoyenneté critique, en assumant l’impossible neutralité du rôle enseignant.
En seconde partie, Pauline Kevers (école NESPA, Genappe) et Barbara Denil (Collège Notre-Dame, Erpent) ont présenté leurs expériences d’Eco-teams d’élèves : projets portés par les jeunes, obstacles rencontrés, leviers mobilisés… De belles pistes pour faire bouger les lignes dans les écoles.
🔴 Inégalités sociales
Animé par Nico Hirtt – APED (Appel pour une école démocratique) et Sélim Rahal (Arche et Segec)
L’atelier a débuté par une analyse approfondie des résultats PISA des 20 dernières années, révélant une réalité préoccupante :
L’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles reste l’un des plus inégalitaires parmi les pays de l’OCDE, malgré une relative égalité sociale en Belgique. Selon Nico Hirtt, un levier fondamental est la réduction du nombre d’élèves dans les classes en début de scolarité, un facteur dont les effets positifs se prolongent jusqu’à la fin du parcours scolaire.
Ensuite, Sélim Rahal (dispositif ARCHE) a partagé son expérience de terrain comme éducateur auprès de publics socialement défavorisés. Il a insisté sur l’importance de la posture de l’adulte :
« Être à la fois exigeant·e et empathique, c’est permettre à chacun·e de se sentir légitime, même dans des parcours fragiles. La dureté des chiffres ne doit pas freiner l’action mais bien la nourrir. »
🧰 Ressources :
- Pour contacter l’équipe ARCHE : admin@meta-for.be
- PowerPoint de la présentation de Nico Hirtt : PP Inégalités scolaires_Nico Hirtt
⚫ Domination raciale
Animé par Léa Gros (CNCD-11.11.11), Sanchou Kiansumba – Collectif Mémoire Coloniale et Nathanaël Brugmans (enseignant)
L’atelier a démarré avec un photolangage pour faire émerger les vécus, représentations et émotions des participant·es autour du racisme.
Sanchou Kiansumba a ensuite proposé des repères historiques et théoriques pour comprendre les dynamiques de domination raciale. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’enseigner l’histoire de l’Afrique au-delà du prisme colonial, afin de déconstruire les préjugés persistants et rendre leur dignité aux récits invisibilisés. Le racisme n’a pas disparu : il s’est simplement transformé, devenant parfois plus insidieux, mais toujours bien réel.
Le CNCD-11.11.11 a présenté une version condensée de son outil pédagogique “Décolonisation : cartes sur table !”, qui propose une approche participative de l’histoire coloniale belge.
Enfin, Nathanael Brugmans (Athénée Léonie de Waha, Liège) a partagé une initiative inspirante : une balade décoloniale co-construite avec ses élèves pour interroger les traces du passé colonial dans l’espace public.
📚 Plusieurs ressources ont également été évoquées :
- la BD Révolte Tshamakélé
- le Lexique des termes décoloniaux
- Le Monde en Classe, une ressource pédagogique complète
💡 Une journée pour apprendre, se questionner… et agir
Cette journée d’inspiration a permis de croiser les regards, décortiquer les mécanismes d’exclusion et réfléchir aux leviers à activer dans les pratiques éducatives.
Elle a surtout rappelé ceci :
L’école peut être un puissant espace de transformation, à condition d’oser le regard critique et l’engagement.
🙏 Merci à toutes et tous
Nous tenons à remercier chaleureusement l’ensemble des intervenant·es, participant·es, partenaires et équipes organisatrices qui ont contribué à faire de cette journée un moment d’apprentissage collectif, de remise en question et d’inspiration.
Votre engagement, vos partages d’expériences et votre volonté de faire bouger les lignes témoignent de la richesse et de la force du réseau éducatif.
✨ Ensemble, continuons à faire de l’école un levier de transformation sociale, écologique et solidaire.
Echange interculturel Belgique-Ukraine : Entre vulnérabilité et solidarité
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Echange interculturel Belgique-Ukraine : Entre vulnérabilité et solidarité
Au-delà des frontières : que nous apprennent les échanges interculturels ?
Dans un monde en quête de compréhension mutuelle, les échanges interculturels sont des espaces précieux de dialogue et d’engagement. Cet article vous emmène à la rencontre d’une initiative porteuse de sens : en Belgique, ce sont 27 jeunes, professeur·es et directrices venu·es d’Ukraine qui, durant la semaine du 20 au 27 mars 2025, ont exploré les thèmes de la paix, de la cohésion scolaire et de la santé mentale à travers un programme interactif et profondément humain. Deux expériences, deux regards, une même volonté d’apprendre ensemble.
En partenariat avec le ASPnet UNESCO et d’autres acteur·trices locaux·ales, cet échange offre des outils pédagogiques innovants et des activités interactives pour stimuler le dialogue interculturel et renforcer l’engagement citoyen.
ASPnet UNESCO, c’est quoi ?
Le Réseau des écoles associées de l’UNESCO (ASPnet) rassemble plus de 11 500 établissements dans 182 pays pour promouvoir la paix, la tolérance et le développement durable par l’éducation. Il encourage les échanges interculturels et les projets collaboratifs entre écoles, enseignant·es et élèves dans le monde entier.
En Belgique, nous travaillons avec deux réseaux UNESCO ASPnet: un pour la communauté francophone et un pour la communauté néerlandophone.
Quels défis l’échange a-t-il rencontré et quel en a été l’impact sur les élèves et les enseignant·es ?
Cette question permet de mettre en lumière les moments clés de l’échange, de mieux en cerner les enjeux, et de comprendre dans quelle mesure cette expérience a favorisé un enrichissement mutuel.
Entre fragilité et courage : accueillir l’autre en temps de guerre
L’arrivée en Belgique d’élèves et d’enseignant·es ukrainien·nes n’était pas anodine. Ces jeunes ont quitté un pays en guerre, porteur·ses de récits souvent douloureux. Face à elles et eux, des élèves belges et ukrainien·nes vivants dans un environnement stable, mais curieux·ses, ouvert·es, désireux·ses de comprendre. Cette asymétrie des vécus a exigé de part et d’autre une grande sensibilité : comment dialoguer sans tomber dans la pitié ? Comment faire de la différence une richesse, et non un fossé ? C’est là que réside toute la complexité mais aussi la beauté d’un échange interculturel dans un tel contexte. Les élèves ukrainien·nes ont également rencontré d’autres jeunes ukrainien·nes vivant en Belgique. Ce moment de partage autour d’une culture commune, mais vécue dans des contextes différents, a rendu l’échange particulièrement enrichissant.
Des gestes symboliques pour tisser des liens durables entre les visiteur·ses ukrainien·nes
Dès les premiers jours, des activités symboliques fortes ont été proposées pour créer du lien, une synergie entre les participant·es ukrainien·nes. Parmi elles, la réalisation collective d’un symbole de paix ukrainien – une colombe entourée de fleurs traditionnelles – a marqué les esprits. Ce geste artistique a permis de créer un espace commun d’empathie, tout en valorisant les repères culturels des jeunes ukrainien·nes.

La visite de plusieurs écoles partenaires de l’UNESCO a constitué un autre moment fort de la rencontre. L’une des écoles francophones a été officiellement reconnue comme école UNESCO cette semaine-là. Lors du dévoilement de la plaque UNESCO, on a non seulement célébré cette reconnaissance, mais aussi mis en avant l’engagement commun en faveur d’un enseignement ouvert sur le monde et résolument tourné vers la paix.

Neutralité ou engagement ? Une posture d’équilibre
La guerre en Ukraine soulève naturellement des questions sensibles. Pour les aborder dans un cadre éducatif, il ne s’agissait pas de rester neutre au sens d’indifférent, mais bien de construire une neutralité active, propice à l’expression, à l’écoute et à la compréhension. Ni posture militante, ni silence gêné : les échanges ont permis de parler des réalités vécues sans alimenter le conflit. Une démarche exigeante, mais essentielle pour nourrir un véritable dialogue interculturel.

Une école résiliente, un levier de reconstruction
L’échange a aussi été l’occasion de partages pédagogiques entre enseignant·es. Quelles méthodes adopter dans un contexte de crise ? Comment maintenir le lien éducatif quand tout vacille ? Ces questionnements ont nourri des discussions riches, où chacun·e a pu apprendre de l’autre.
Pour les élèves, cette immersion a été une opportunité rare de déconstruire des stéréotypes, d’ouvrir leur regard sur le monde, et de poser les bases d’une citoyenneté mondiale, plus consciente et plus solidaire.

Barrière linguistique
Un autre défi important s’est rapidement imposé : la langue. Si certaines interactions informelles ont pu se faire dans un anglais simplifié, voire par gestes ou à l’aide d’outils de traduction, le quotidien scolaire s’est révélé plus complexe. Les cours suivis dans les écoles belges se déroulant en français ou en néerlandais, les jeunes ukrainien·nes ont parfois peiné à s’imprégner pleinement du contenu pédagogique. Cette distance linguistique a limité, par moments, leur capacité à participer activement ou à saisir le sens des échanges en classe.
Mais cette difficulté n’a pas empêché des ponts de se créer. Les enseignant·es belges ont fait preuve de souplesse, d’attention, et les élèves ont souvent redoublé d’efforts pour inclure leurs invité·es, que ce soit par des gestes simples, des dessins, ou des moments partagés en dehors des cours. L’échange a ainsi mis en lumière l’importance de la communication non verbale et des formes d’intelligence relationnelle qui dépassent les mots.
Une synergie pour demain...
Au-delà des moments partagés, ce séjour a créé une synergie. Une dynamique où les récits croisés deviennent des leviers de compréhension, où l’école reprend tout son sens comme lieu de dialogue, d’apprentissage mutuel et de reconstruction.
Cet échange a contribué à bâtir des ponts, fragiles peut-être, mais essentiels vers un avenir commun, ancré dans le respect, la culture et la paix.

Webinaire : « Quel est l'apport des sciences comportementales à l'éducation à la citoyenneté mondiale et à un avenir durable ? »
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Webinaire – Quel est l’apport des sciences comportementales à l’éducation à la citoyenneté mondiale et à un avenir durable ?
Jeudi 22 mai 2025 | 12h30 – 14h | En ligne (Zoom)
À l’occasion de la sortie du Magazine 2025, BeGlobal organise un webinaire consacré aux apports – mais aussi aux limites – des sciences comportementales et des neurosciences dans le champ de l’éducation à la citoyenneté mondiale.
Au programme :
- Quel est le rôle des émotions, des normes sociales ou de l’architecture des choix dans les dynamiques de changement ?
- Comment ces connaissances peuvent-elles nourrir nos pratiques éducatives et nos politiques ?
Intervenant :
Ce webinaire sera animé par Nicolas Spatola, chercheur en neurosciences à l’Université Clermont Auvergne et auteur du magazine. Il proposera une lecture critique et stimulante des outils issus des sciences comportementales, pour penser une éducation qui transforme les comportements… et les structures.
Informations pratiques :
- Date : 22 mai 2025
- Heure : 12h30 – 14h00 (CET)
- Langue : Français, avec traduction simultanée en néerlandais
Un rendez-vous pour toutes celles et ceux qui veulent conjuguer engagement, réflexion critique et efficacité pédagogique.
L’éducation à la citoyenneté mondiale, un axe essentiel qui s’inscrit dans les référentiels du tronc commun
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FR
🧭 L’éducation à la citoyenneté mondiale : un axe essentiel dans le tronc commun
Découvrez les guides pédagogiques de BeGlobal pour intégrer la citoyenneté mondiale dans l’enseignement fondamental, en lien avec les référentiels du tronc commun en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Un nouveau cadre pour un enseignement plus équitable
Depuis 2017, le système éducatif de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique francophone) a entamé une réforme de fond à travers le Pacte pour un Enseignement d’Excellence. L’objectif ? Améliorer la qualité de l’enseignement et des apprentissages pour tou·tes les élèves.
Au cœur de cette réforme : la mise en place d’un tronc commun allant de la maternelle à la 3e secondaire. Ce parcours d’apprentissage partagé vise à garantir à chaque élève un bagage commun de connaissances et de compétences, pour construire ensemble une citoyenneté partagée.
De nouveaux référentiels pour guider les apprentissages
Des référentiels plus clairs, plus réalistes et plus précis ont été rédigés pour encadrer les apprentissages dans le tronc commun. Leur mise en œuvre est progressive depuis 2021, et concerne l’ensemble des niveaux, de la maternelle à la 3e secondaire.
BeGlobal, au service des enseignant·es
Afin de soutenir les enseignant·es dans cette transition et de les guider vers des ressources existantes pertinentes, BeGlobal a développé une série de guides pédagogiques. Leur objectif : mettre en lumière les compétences en éducation à la citoyenneté mondiale (ECM) que l’on peut travailler à travers les nouveaux référentiels.
Ces guides sont conçus pour inspirer, outiller et accompagner les équipes pédagogiques dans leurs pratiques de classe. Ils créent un pont entre les référentiels du tronc commun et le cadre de compétences propre à l’ECM, afin de former des citoyen·nes du monde responsables, solidaires, critiques et ouverts à la diversité.
Une analyse croisée des référentiels et de l’ECM
Pour élaborer ces publications, BeGlobal a mené une lecture approfondie des référentiels de compétences du tronc commun. L’équipe a identifié les nombreux points de convergence avec les objectifs de l’ECM.
Dans certains cas, ces liens sont explicites, comme dans les domaines de :
-
l’éducation à la philosophie et à la citoyenneté,
-
la formation économique et sociale,
-
ou encore le développement de la pensée critique.
Dans d’autres cas, les connexions sont plus transversales et doivent être construites en lien avec d’autres disciplines comme le français, les sciences, les arts ou les mathématiques.
Des outils concrets pour chaque cycle
BeGlobal a désormais publié quatre guides, chacun adapté à un cycle d’enseignement spécifique :
Guide Maternelle

🎨 Activités ludiques et sensorielles pour initier les plus petit·es aux valeurs de solidarité, d’empathie et de respect de la diversité.
Guide P1-P2

✏️ Des propositions simples et concrètes pour faire découvrir aux enfants le monde qui les entoure, tout en développant leur curiosité et leur esprit critique.
Guide P3-P4

🌍 Des activités variées pour explorer la complexité du monde et encourager les élèves à s’y engager en tant que citoyen·nes actif·ves.
Nouveau ! Guide P5-P6 (2024)

🚀 15 fiches prêtes à l’emploi pour approfondir les grandes thématiques de la citoyenneté mondiale en lien direct avec les référentiels du tronc commun.
Avec cette série de guides, BeGlobal et ses partenaires souhaitent offrir aux enseignant·es des outils concrets, en phase avec les nouveaux référentiels, pour faire vivre l’éducation à la citoyenneté mondiale au quotidien.
Ces ressources visent à encourager une approche pédagogique ouverte, critique et engagée, où chaque élève peut développer sa compréhension du monde, son empathie et sa capacité à agir.
Former les citoyen·nes de demain, ça commence aujourd’hui, dans chaque classe.
Webinaire : « Transformation du secteur de l’ECM au Luxembourg : leçons apprises et partage d’expérience »
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Webinaire – Transformation du secteur de l’ECM au Luxembourg : leçons apprises et partage d’expérience
Mardi 22 avril 2025 | 12h30 – 14h00 | En ligne (Zoom)
Depuis un an, le ministère des Affaires étrangères luxembourgeois et les ONG actives en Éducation à la Citoyenneté Mondiale (ECM) travaillent main dans la main pour repenser l’avenir du secteur. Cette réforme s’appuie sur une révision méthodologique approfondie, menée en concertation avec les acteur·trices concerné·es.
Ce webinaire est l’occasion d’échanger sur :
- Le processus de réforme et son impact sur le secteur de l’ECM.
- Les recommandations issues de la révision méthodologique.
- L’adaptation des ONG à ces nouvelles orientations.
Intervenant·es :
- Virginie Gilbert (Ministère des Affaires étrangères) – Contexte et dialogue institutionnel.
- Thibault Simonet (COTA) – Résultats et recommandations de la révision méthodologique.
- Un·e représentant·e des ONG luxembourgeoises – Retour d’expérience et adaptation du secteur.
Dans un contexte européen marqué par des coupes budgétaires et des changements politiques, ce webinaire sera un moment clé pour partager des perspectives et nourrir la réflexion sur l’avenir de l’ECM.
Informations pratiques
- Date : 22 mars 2025
- Heure : 12h30 – 14h00 (CET)
- Langue : Français, avec traduction simultanée en néerlandais
Rejoignez-nous pour cet échange stratégique sur les enjeux et pratiques de l’éducation à la citoyenneté mondiale !
Youth Sounding Board
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Youth Sounding Board: fais entendre ta voix !
Les jeunes sont les acteurs clés du monde de demain. Pour que le récit de la coopération internationale et ses pratiques évoluent afin de mieux répondre aux défis mondiaux, il est impératif que la voix des jeunes soit entendue et renforcée. C’est pourquoi nous sommes fier·es d’annoncer le lancement du Youth Sounding Board, un projet pilote d’Enabel qui ouvre la voie à une nouvelle dynamique de participation et de co-construction.
Né de la volonté des jeunes au sein d’Enabel de partager leurs réflexions, et du Corporate Board qui cherche des apports critiques et constructifs issus des perspectives jeunes sur le narratif de la coopération internationale, le Youth Sounding Board est lancé : un espace où une quinzaine de jeunes auront l’opportunité d’engager un dialogue constructif et régulier avec le Corporate Board. Ensemble, ils aborderont des enjeux de coopération internationale et des questions stratégiques, dans un cadre de transparence et de respect.
En tant que projet pilote, l’objectif est de coconstruire ce processus de réflexion et de répondre ainsi aux attentes des deux parties. Mais voici déjà ce que nous pouvons vous annoncer :
C'est quoi ?
Un parcours accompagné par un facilitateur externe, qui comprend deux moments de dialogue avec le Corporate Board et des sessions préparatoires. Tout se déroulera principalement en anglais.
Pour qui ?
Une sélection de jeunes, externes et internes à Enabel (de Bruxelles et de nos pays partenaires), âgé·es de 18 à 32 ans ayant un intérêt pour les défis mondiaux et la coopération/solidaritéinternationale.
Quand ?
De début avril 2025 à fin décembre 2025. Il s’agit d’un projet pilote d’un an qui pourra être prolongé après évaluation.
Encore des questions ?
N’hésite pas à nous contacter via beglobal@enabel.be.



















































